Sommes-nous vraiment responsables ?

Si nous le précisons, sommes-nous responsables ?

La spécification engage bien plus qu’on ne le croit : Matteo Bonotto, Design Manager chez Agilité, revient sur ce que responsabilité veut vraiment dire dans le secteur de l’immobilier.

La spécification a toujours eu un poids considérable dans le secteur du bâtiment. Les plans, les nomenclatures et les critères de performance déterminent ce qui est fabriqué, acheté et installé. Mais dans un secteur confronté à des budgets de plus en plus serrés, à des chaînes d’approvisionnement fragiles et à une surveillance éthique croissante, une question plus difficile se cache derrière les détails techniques : si nous la spécifions, sommes-nous responsables de ce qui s’ensuit ? 

Au début de l’année, Matteo Bonotto, responsable design chez Agilité, a rejoint le groupe NextGen de More The A Building pour une table ronde sur ce sujet précis – et voici ses principales conclusions.

La réponse honnête est dérangeante pour beaucoup d’entre nous. Car la responsabilité ne s’arrête pas à l’intention, ni à la documentation. Elle se manifeste dans les discussions sur les achats, les réunions de substitution, les pressions sur le chantier et, en fin de compte, dans la façon dont un bâtiment fonctionne et est traité, longtemps après sa livraison.

La Spécification, un point de départ – pas une fin en soi

La durabilité est souvent définie dès la phase de conception, choix des matériaux, objectifs carbone, engagements en matière d’approvisionnement éthique et, sur le papier, tout semble cohérent. Mais, dans la réalité, c’est là que la responsabilité risque de s’effriter. 

Les contraintes du programme raccourcissent les délais, les coûts fluctuent, les produits deviennent indisponibles et, par conséquent, les spécifications sont discrètement revues à la baisse, parfois pour des raisons qui semblent justifiées sur le moment. Le bois issu de sources éthiques devient une alternative moins coûteuse. Le produit local et fabriqué à la main est remplacé par un produit importé mais facilement disponible, car cela « permet de faire avancer les choses ». La responsabilité ne se mesure pas à ce que nous exigeons ; elle se mesure à ce que nous acceptons.

Quand durabilité, coût et planning s’affrontent 

Bien sûr, les compromis sont inévitables, et quiconque prétend le contraire n’a pas mené à bien de projet récemment. La question n’est donc pas de savoir si des compromis sont faits, mais dans quelle mesure ils sont visibles.  

Trop souvent, le secteur traite la durabilité comme un sujet à défendre en public, mais à négocier discrètement en privé. Une approche plus responsable est plus simple, bien que moins confortable : l’honnêteté. Si un produit ne peut être livré dans le respect du budget ou du calendrier, il faut le dire, tôt et clairement. Présentez les alternatives avec leurs implications réelles tels que le coût, l’empreinte carbone, la durabilité, les conditions de travail, et permettez la prise de décisions éclairées. 

Ces dernières années, des référentiels tels que B Corp ont gagné en visibilité dans l’ensemble du secteur. Mal utilisés, ils peuvent se réduire à un simple symbole de vertu, mais lorsqu’ils sont utilisés à bon escient, ils offrent quelque chose de bien plus précieux : une manière de structurer les décisions lorsque des pressions contradictoires s’affrontent. 

La contribution la plus utile de cadres tels que B Corp n’est pas un logo pour votre site web, mais l’instauration d’une discipline consistant à poser de meilleures questions et à viser une amélioration continue. Qui supporte le risque en aval de la chaîne ? Que se passe-t-il si ce matériau présente une défaillance prématurée ? Optimisons-nous pour une livraison à court terme ou pour une performance à long terme ? Qui bénéficie de cette décision, et qui en subit les conséquences négatives ? 

Il est essentiel de noter que ces questions s’appliquent tout autant aux achats et aux relations avec les fournisseurs qu’au choix des matériaux. La responsabilité ne se limite pas aux certificats. Elle se manifeste dans les comportements, les contrats et la manière dont les responsabilités sont réparties.

Une responsabilité partagée, pas un blâme qui circule

Le secteur a une tendance bien ancrée : reporter la responsabilité vers le bas. Le client regarde le concepteur. Le designer regarde l’entreprise. L’entreprise regarde le fournisseur. Quand un problème surgit, la responsabilité est tellement diluée que personne ne se sent ni capable ni tenu d’agir.

Chez Agilité, nous croyons à une influence et une responsabilité partagées. Les designers définissent le champ des possibles. Les clients fixent les priorités. Les entreprises traduisent les choix en actes. Les fournisseurs déterminent ce qui peut être livré de façon responsable. Personne ne maîtrise le résultat à lui seul, mais chacun contribue à le façonner. Reconnaître cela change la nature des échanges : les équipes cessent de chercher des coupables et commencent à se demander comment faire en sorte que ça marche vraiment, sur le terrain.

Les fournisseurs : des partenaires de connaissances, pas seulement de fourniture

Si la responsabilité dépasse la prescription, les fournisseurs ne peuvent plus être relégués en bout de chaîne. Ce sont des acteurs qui détiennent une connaissance précieuse : ils savent où se situent les risques sociaux, quels délais sont réalistes, quelles certifications sont solides et lesquelles sont purement cosmétiques. Encore faut-il qu’ils se sentent en mesure de le dire.

Si chaque problème soulevé est perçu comme une faiblesse ou un risque commercial, les fournisseurs apprennent vite à dire ce qu’on veut entendre. À l’inverse, un engagement en amont, des attentes claires et un dialogue sincère permettent aux difficultés de remonter quand il est encore temps d’agir.

C’est dans cet esprit qu’Agilité organise des forums fournisseurs dans chacun de ses sites européens : des espaces où entreprises et fournisseurs échangent librement sur les opportunités, les défis, les idées et les retours d’expérience.

La durée de vie, enjeu central de la durabilité

Le point mort le plus persistant dans la spécification, c’est le temps. Un projet peut afficher d’excellents indicateurs environnementaux et rester profondément gaspilleur s’il est conçu pour être démonté dans trois à cinq ans. À l’inverse, des matériaux sobres, choisis pour leur robustesse et leur adaptabilité, peuvent s’avérer bien plus durables que des options présentées comme plus « durables ».

Concevoir pour l’adaptabilité, le démontage et la réutilisation n’est pas une option marginale, c’est une question de responsabilité fondamentale. Si l’on sait qu’un espace sera amené à changer, tout figer définitivement, ou d’une manière qui détruit la valeur lors des transformations, c’est trahir l’intention même du projet.

Alors, sommes-nous responsables ? Très probablement, mais pas au sens où la question est souvent posée. Ce n’est pas le fait d’avoir prescrit un produit qui engage notre responsabilité. C’est de ne pas en avoir suivi le parcours, d’avoir laissé passer des substitutions sans réagir, d’avoir accepté des compromis sans les nommer, ou de concevoir des espaces sans se soucier de leur usage, de leur évolution ou de leur fin de vie.

La spécification exerce une influence. La responsabilité tient à la façon dont on l’exerce : de manière collective, transparente, et en tenant compte des réalités du terrain. Le secteur n’a pas besoin de plus grandes déclarations ni de documents plus élaborés. Il a besoin de conversations plus franches sur ce qui se passe vraiment quand les intentions se confrontent à la réalité.

Car la responsabilité, en définitive, ne se prouve pas dans ce qu’on dit vouloir construire, mais dans ce qu’on est prêt à défendre quand la pression monte.

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Milan Design Week 2026

MILAN DESIGN WEEK 2026

La Milan Design Week a une nouvelle fois fait de Milan son laboratoire créatif du 20 au 26 avril 2026.

La Milan Design Week, rendez-vous mondial incontournable du design et de l’aménagement des espaces, a une nouvelle fois transformé Milan en laboratoire créatif du 20 au 26 avril. Durant une semaine, architectes, maisons de design, marques de luxe et acteurs de l’immobilier tertiaire se sont réunis pour explorer les nouvelles tendances du design d’espace et des environnements de travail.

Comme chaque année, les équipes de Parella se sont rendues à Milan pour identifier les inspirations qui façonneront les bureaux et espaces de travail de demain. De Brera à Tortona, cette 64e édition confirme une évolution forte : matière, narration et émotion deviennent les nouveaux fondamentaux du workplace design.

Les tendances qui transforment les espaces de travail.

LE DESIGN D’ESPACE COMME OUTIL DE NARRATION

À travers toute la ville, piscines, cloîtres, appartements et palais historiques sont devenus des expériences immersives à la frontière de l’art et de l’architecture intérieure. Chez Hermès, Gucci, Loewe ou Loro Piana, les installations ne se contentaient plus d’habiller les lieux : elles racontaient une histoire.

Gucci déployait 105 ans d’histoire dans les cloîtres de San Simpliciano à travers des tapisseries monumentales. Aesop transformait une église en architecture lumineuse, tandis que Margraf, avec Hannes Peer, recréait un appartement entièrement en marbre traversé par la lumière et l’eau.

Une approche qui résonne directement avec les nouveaux enjeux des espaces de travail : aujourd’hui, un bureau ne répond plus seulement à une fonction, il doit porter une culture, créer de l’émotion et renforcer le sentiment d’appartenance.

COULEURS ET IDENTITÉ : VERS DES ESPACES PLUS ÉMOTIONNELS

Rouge carmin, lilas profond, vert olive ou bleu Klein : les couleurs vibrantes s’imposaient partout, rompant avec les codes neutres longtemps dominants dans les bureaux et espaces tertiaires.

Portées par des maisons comme Dedar, cc-tapis, Pierre Frey ou Élitis, elles deviennent de véritables leviers d’identité et d’expérience collaborateur. La couleur apporte chaleur, contraste et personnalité aux environnements de travail, tout en favorisant des espaces plus inclusifs et engageants.

Matériaux durables et réemploi au cœur du design
La campagne “A Matter of Salone” interrogeait la provenance et l’impact des matériaux utilisés dans les objets et les espaces. Bois récupéré, céramiques artisanales, composites biosourcés : la matière racontait autant l’objet que sa forme.

La section Salone Raritas, dédiée aux pièces en édition limitée entre design et artisanat d’art, a renforcé cette tendance. Le réemploi, les circuits responsables et la durabilité ne sont plus des engagements secondaires : ils deviennent des critères centraux dans la conception des espaces.

LE PROCESSUS CRÉATIF AVANT LE PRODUIT

Avec le thème Essere Progetto, traduit par « être le projet », le design s’est montré en mouvement : prototypes, esquisses et matériaux bruts prenaient le pas sur les objets finis.

Une philosophie que nous partageons chez Parella. Les meilleurs projets d’aménagement naissent toujours d’une co-construction étroite avec les utilisateurs, afin de créer des espaces de travail à la fois performants, durables et alignés avec la culture de l’entreprise.

CE QUE PARELLA RETIENT DE LA MILAN DESIGN WEEK 2026

Ces tendances nourrissent directement notre approche du workplace strategy, de la transformation des bureaux et du design d’espace.

Chaque projet soulève désormais les mêmes questions : cet espace crée-t-il de l’émotion ? Favorise-t-il le lien et l’appartenance ? Les matériaux choisis portent-ils une intention durable ?

De la stratégie immobilière à la conception des espaces, Parella accompagne les entreprises dans la création d’environnements de travail plus identitaires, plus engageants et plus durables.

Et cette nouvelle page du design, nous avons hâte de l’écrire avec vous.

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Workspace Expo 2026

Workspace Expo 2026

Le salon Workspace Expo, véritable carrefour européen du design et de l’aménagement, a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses du 24 au 26 mars.

Durant trois jours, l’événement a réuni l’ensemble de l’écosystème — fabricants visionnaires, designers audacieux, experts techniques et décideurs stratégiques — pour dessiner les contours du bureau de demain. Dans un contexte où le rapport au travail ne cesse d’évoluer, cette édition a mis en lumière des solutions concrètes alliant performance collective, bien-être individuel et une esthétique toujours plus soignée.

Comme chaque année, les équipes de Parella étaient au rendez-vous pour explorer ces nouvelles frontières de l’immobilier d’entreprise. Notre présence est essentielle pour décrypter les transformations à l’œuvre, capter les signaux émergents et tester les innovations qui viendront nourrir nos futurs projets. En immersion totale parmi les dernières tendances, nous avons affiné notre regard sur les solutions durables et les technologies collaboratives, avec un objectif clair : continuer d’accompagner nos clients vers des espaces de travail qui ne sont plus seulement des lieux de passage, mais de véritables destinations à forte valeur ajoutée.

Ce que nous retenons : l’histoire du bureau est à réécrire.

Ce que les collaborateurs cherchent au bureau se précise : apprendre, se rencontrer et créer ensemble.

1. L’IA restructure le travail, le bureau crée le collectif
L’IA automatise, accélère, prend en charge une partie des tâches. Ce qu’elle ne peut pas faire en revanche, c’est créer du collectif. Le bureau reste le lieu où l’intelligence se construit à plusieurs, où la transmission se fait par la présence et où le lien social ne se délègue pas à un outil.

2.L’espace apprenant, trajectoire centrale
Si le bureau doit favoriser l’apprentissage, encore faut-il qu’il en crée les conditions. Dans un contexte où les sollicitations sont permanentes et le flux d’informations continu, se concentrer est devenu un enjeu en soi. Acoustique, cabines, espaces d’isolement, qualité de l’air : ce sont ces paramètres, très présents sur le salon, qui permettent de faire du bureau un lieu où l’on peut vraiment apprendre.

3.Un espace où chacun trouve sa place
Handicap, charge mentale, sensibilités sensorielles, besoins d’isolement : l’inclusion au travail va bien au-delà de ce qui est visible. 15 à 20% de la population présente un profil neuroatypique. Autant de collaborateurs pour qui l’environnement de travail peut faire toute la différence.  Concevoir en pensant à tous dès le départ, c’est concevoir un espace meilleur pour chacun, où l’on se sent en sécurité, à sa place, et pleinement en capacité de travailler.

4. Le mobilier circulaire, de l’intention à la pratique
Un corner dédié à l’économie circulaire confirme que le réemploi s’installe durablement. Mobilier de seconde main, matériaux recyclés : l’approvisionnement responsable s’intègre désormais dès la conception.

Pour Parella, ces enseignements alimentent directement nos recommandations.

Ce que nous avons vu nourrit les questions que nous posons à chaque projet : cet espace est-il conçu pour apprendre, se rencontrer, évoluer ?

De la stratégie immobilière à la conception des espaces, du pilotage de projet à l’accompagnement au changement, nous intervenons à chaque étape de votre projet avec une conviction constante : un espace bien pensé est un levier de performance et de culture.

Et cette nouvelle page du bureau, nous avons hâte de l’écrire avec vous.

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La neurodiversité dans le design

La neurodiversité dans le design : comment le monde du travail s'adapte à ses collaborateurs

Depuis des années, l’aménagement des espaces de travail met l’accent sur la collaboration, la culture et l’expérience.

Plus récemment, il s’est intéressé au bien-être, à la flexibilité et au choix. Mais l’un des débats les plus importants concernant l’environnement bâti commence tout juste à prendre de l’ampleur : la neurodiversité. Andrew Zacharias, directeur national d’Agilité Luxembourg, explore ce sujet plus en détail.

Selon le CIPD, la neurodiversité fait référence aux différences naturelles dans le fonctionnement du cerveau humain et les traits de comportement, et les estimations suggèrent que jusqu’à 20 % de la population pourrait présenter une forme de neurodiversité. Parallèlement, la norme PAS 6463 du BSI, le guide britannique sur la neurodiversité et l’environnement bâti, stipule clairement que la conception doit répondre aux besoins d’une société neurodiverse et créer des lieux « plus inclusifs pour tous».

Workstation | Workspace design show 2026

Repenser le bureau : pourquoi la neurodiversité est-elle si importante aujourd’hui ?

Ce dernier point est important, car la neurodiversité dans le domaine du design est souvent présentée comme s’il s’agissait d’une question de niche, ou d’un sujet qui ne concernerait qu’un groupe minoritaire bien défini. Dans la pratique, ce cadre de référence peut faire partie du problème. Il donne au sujet un caractère trop spécialisé avant même que les gens aient eu l’occasion de le comprendre.

Ce qui apparaît clairement, tant dans la recherche que dans la pratique, c’est qu’il ne s’agit pas simplement de concevoir pour une étiquette. Il s’agit de concevoir pour les personnes telles qu’elles sont réellement : différentes les unes des autres, différentes d’une tâche à l’autre, et souvent différentes d’un jour à l’autre.

Créer des environnements de travail qui reflètent la manière dont les gens travaillent réellement

Les bureaux ont traditionnellement été conçus selon un modèle unique, mais bon nombre des caractéristiques désormais associées à la conception neuro-inclusive, telles que les zones plus calmes, des repères spatiaux plus clairs, une meilleure acoustique et un choix plus large d’aménagements, profitent bien au-delà d’un seul groupe d’utilisateurs.

Cela va dans le sens des données disponibles. Les recherches sur la conception des lieux de travail ont montré à maintes reprises qu’il n’existe pas de bureau véritablement « prêt à l’emploi » et que la personnalité, les préférences et les tâches influencent toutes la façon dont les personnes perçoivent un espace et y travaillent. Une collaboration de recherche menée en 2018 entre l’université de Bath, l’université Bath Spa et Atkins a précisément défendu cette thèse, soulignant que différentes qualités spatiales et environnementales, notamment la densité, les vues et les niveaux sonores, façonnent l’expérience de différentes manières, et que les environnements basés sur l’activité peuvent contribuer à soutenir différentes tâches et différents profils d’utilisateurs.

Peut-être que le meilleur point de départ n’est donc pas : « comment concevoir pour les personnes neurodivergentes ? », mais « pourquoi avons-nous accepté des lieux de travail qui exigent de tout le monde qu’il travaille dans des conditions exactement identiques ? »

Les bureaux en open space en sont un bon exemple. Pour certaines tâches et certaines personnalités, ils peuvent favoriser l’énergie, les interactions et la visibilité. Pour d’autres, ils constituent une source constante de distraction qui pèse sur la concentration. Une récente revue systématique de 55 études (Design Research Society Digital Library) a révélé que le bruit de fond et les espaces de travail en open space ont un impact négatif sur le bien-être au travail, tandis que la vue sur des plantes et des éléments naturels peut l’améliorer. Une autre étude de 2025 portant sur 971 employés travaillant dans des bureaux organisés par activité a révélé qu’une meilleure perception de la confidentialité des tâches, une meilleure adéquation entre la personne et son environnement, une plus grande satisfaction vis-à-vis de l’environnement de travail et une plus grande facilité à changer d’espace de travail étaient associées à une meilleure récupération, une plus grande capacité de travail, un risque de burn-out moindre et moins de symptômes d’insomnie.

Cela aide à expliquer pourquoi le débat sur la neurodiversité dans le design prend aujourd’hui de l’ampleur, non pas de manière isolée, mais parallèlement à des questions plus larges sur l’avenir du bureau lui-même. Depuis la pandémie, les organisations ont passé beaucoup de temps à se demander comment inciter les gens à revenir sur leur lieu de travail. Généralement, ce débat est centré sur la collaboration, l’accueil et la communauté. Ces éléments sont importants. Mais ils ne constituent pas la réponse complète.

Les gens ne viennent pas au bureau uniquement pour l’ambiance. Ils viennent pour différentes raisons, selon les jours. Parfois, ils ont besoin de créer des liens. Parfois, ils ont besoin de se concentrer. Parfois, ils ont besoin d’un sentiment d’appartenance. Parfois, ils ont besoin d’un endroit plus calme que chez eux. Parfois, ils ont besoin d’un endroit plus calme que le bureau où ils travaillent déjà.

C’est pourquoi la conception neuro-inclusive ne doit pas se réduire à une simple liste de caractéristiques techniques. Il ne s’agit pas simplement d’ajouter une salle de repos et de considérer que le travail est terminé. Il s’agit de reconnaître que chacun perçoit l’espace différemment, et qu’un bon design leur offre plusieurs façons de s’épanouir dans cet espace.

La norme PAS 6463 de BSI reflète cette diversité. Elle couvre l’éclairage, l’acoustique, le confort thermique et la signalétique, mais le principe fondamental est que des environnements mal conçus peuvent générer un stress et une exclusion évitables, tandis que les meilleurs réduisent les frictions et facilitent la participation. Ce n’est pas seulement un argument social, c’est aussi un argument commercial. L’Organisation mondiale de la santé note que des environnements de travail sûrs et sains sont plus susceptibles de minimiser les tensions et les conflits au travail et d’améliorer la fidélisation, les performances et la productivité du personnel. Le CIPD souligne également l’importance de la neuro-inclusion pour le bien-être, les performances et la fidélisation.

C’est là que le sujet devient particulièrement intéressant d’un point de vue conceptuel. Car dès lors que l’on cesse de la considérer comme un simple ajout à l’inclusion, elle commence à affiner l’ensemble du cahier des charges.

De la conformité à l’expérience : une nouvelle approche du design inclusif

Éclairage au poste de travail | Salon de l’aménagement des espaces de travail 2026

L’éclairage ne se résume plus à une simple question de conformité et de niveaux de lux. Il s’agit désormais de maîtrise, d’éblouissement, de contraste et de l’influence des différents types de lumière sur l’attention et la fatigue. L’acoustique n’est plus un aspect technique secondaire. Elle est désormais essentielle pour permettre aux personnes de réfléchir efficacement. L’orientation ne se limite pas à la signalétique. Il s’agit de réduire la charge cognitive et de rendre un lieu lisible. L’aménagement de l’espace ne se résume pas à la densité et aux effectifs. Il s’agit d’offrir à la fois un refuge et des possibilités d’interaction, de la prévisibilité et de la stimulation.

Si nous acceptons collectivement que des tâches différentes nécessitent des environnements différents, et que le travail hybride a modifié les attentes des employés en matière d’autonomie et de concentration, il s’ensuit que les lieux de travail les plus résilients seront ceux qui offrent aux personnes plus de choix, une meilleure clarté et moins de stress inutile. C’est une bonne chose pour les collègues neurodivergents, certes. Mais c’est également bénéfique pour le responsable financier qui tente de travailler sur des chiffres sans être interrompu, pour l’équipe de projet qui examine des plans au sein d’un groupe animé, ou pour la personne qui est simplement arrivée ce matin-là en se sentant surstimulée.

Cette distinction est importante car elle permet de ne plus envisager la conception comme s’adressant à un petit groupe de personnes, mais plutôt comme une réponse à la réalité de la diversité humaine. Nos humeurs changent. Nos tâches changent. Nos capacités changent. Nous ne sommes pas des robots, et nos lieux de travail devraient cesser de faire comme si c’était le cas. Certaines personnes préfèrent être au cœur de l’action, d’autres ont besoin d’un environnement plus calme, et beaucoup d’entre nous passent d’un état à l’autre selon le jour et la tâche à accomplir.

L’un des défis pour les clients est que la conception neuro-inclusive devance le marché à certains égards. L’intention est là, mais les données commencent seulement à émerger. Comparée à la durabilité, où les repères et les surcoûts sont mieux compris, la neurodiversité dans la conception peut encore donner l’impression de s’aventurer en terrain inconnu. Les clients en comprennent la logique, mais il est plus difficile de quantifier le retour sur investissement de la même manière lorsque les résultats sont humains, comportementaux et à long terme.

C’est pourquoi, pour nous, cette discussion est importante aujourd’hui. Nous travaillons sur un projet d’envergure au Luxembourg où la neurodiversité n’est pas une considération secondaire, mais un principe de conception fondamental. Cela modifie déjà le type de questions posées, et à juste titre. Non pas « à quoi ressemble un bureau standard ? », mais « quel type d’environnement aide davantage de personnes à donner le meilleur d’elles-mêmes ? » Non pas « quel est le minimum que nous devons fournir ? », mais « comment concevoir un lieu de travail qui soit intuitif, favorable et accessible au plus grand nombre ? »

C’est d’ailleurs une question qui me semble plus pertinente pour l’avenir du travail, car en réalité, le bureau n’est plus seulement en concurrence avec d’autres bureaux, mais aussi avec le domicile, l’autonomie, le confort et la volonté croissante des gens de dire, tout à fait raisonnablement : « Cet environnement ne me convient pas. »

Ce que j’ai appris ces derniers mois, c’est que la neurodiversité dans le design ne consiste pas à créer un traitement spécial, mais à prendre en compte ce que les gens nous disent, directement et indirectement, depuis des années : l’environnement façonne le comportement, la concentration, l’humeur et le sentiment d’appartenance.

Les lieux de travail qui tiennent compte de cette réalité ne seront pas seulement plus inclusifs. Ils seront meilleurs.

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Construire le changement

Construire le changement grâce à un secteur plus inclusif.

Malgré des décennies de mobilisation et d’investissements, les femmes restent fortement sous-représentées dans l’ensemble du secteur de la construction. Selon une étude menée par Simian Risk, les femmes ne représentent que 14 % de l’effectif total du secteur de la construction au Royaume-Uni, et seulement 1 % occupent des postes manuels sur les chantiers.

À la suite de la Semaine des femmes dans la construction et de la Journée internationale des femmes, nous avons discuté avec notre responsable nationale pour l’Allemagne, Sara Purvis, afin de connaître son point de vue sur les défis et les opportunités qui se présentent.

Je vais être honnête : jusqu’à récemment, je n’avais pas vraiment pris le temps de réfléchir à l’importance de la Semaine WIC. Peut-être, comme beaucoup, pensais-je que les choses s’amélioraient progressivement. Pourtant, plus j’y regardais de près, plus j’avais l’impression que les progrès stagnaient – et que, dans certains domaines, on assistait même à un recul.

Dans notre secteur, les postes de direction restent déséquilibrés, les femmes n’occupant que 7 % des postes de direction et au sein des conseils d’administration. Et bien que 15 % des apprentis dans le secteur de la construction soient désormais des femmes – une amélioration par rapport aux moins de 10 % d’il y a dix ans –, les progrès restent lents. Seules 13 % des entreprises de construction au Royaume-Uni sont détenues par des femmes, et le secteur continue d’afficher un écart salarial entre les sexes de 20 %, l’un des plus élevés de tous les secteurs.

Ces statistiques mettent en évidence une réalité indéniable : cela doit changer. Non seulement parce que l’égalité est une question de principe, mais aussi parce que le secteur est confronté à d’importantes pénuries de main-d’œuvre qualifiée qui ne pourront être résolues tant que 50 % de la population restera sous-représentée.

Photo de plusieurs personnes dans une salle de réunion en train de regarder vers un écran ou un orateur principal qui est hors champ.

30 ans de recul (personnel)

En 2026, cela fera trente ans que j’ai mis les pieds pour la première fois sur un chantier. J’étais alors étudiante en année sabbatique et travaillais comme assistante au sein de l’équipe chargée de l’aménagement du territoire chez Wimpey Homes. Je me souviens n’avoir ressenti aucun sentiment de désavantage – seulement de l’optimisme, de l’enthousiasme et la confiance que mon lycée, résolument féministe, m’avait insufflée.

Tout au long de ma carrière, j’ai souvent (mais pas toujours) été la seule femme dans la pièce. Et pourtant, je me sentais l’égale des autres. J’avais le sentiment d’être à ma place. Je réalise aujourd’hui à quel point cela fait de moi une personne chanceuse – et privilégiée. La question que je me pose donc est la suivante : « Si cela semblait si simple il y a trois décennies, pourquoi le secteur de la construction affiche-t-il encore aujourd’hui le taux de participation féminine le plus bas de toutes les industries britanniques ? »

Photo d'une équipe de 4 personnes en plein échange, devant un mur rouge et des affiches.

Un contexte plus large – Royaume-Uni contre Allemagne

Certaines réponses se trouvent dans l’histoire. En Allemagne, par exemple, les femmes ont été légalement exclues de nombreux métiers du bâtiment jusqu’en 1994 – la même année où je faisais mes premiers pas sur des chantiers dans le Yorkshire du Nord. Il est difficile de ne pas voir un écho de cette loi dans la très faible représentation actuelle des femmes dans les métiers manuels allemands.

Mais la situation au Royaume-Uni soulève d’autres questions. Les femmes représentent désormais une proportion bien plus importante dans les professions du bâtiment telles que l’architecture, l’ingénierie et la gestion de projet – mais pas dans les métiers manuels.

Le parcours d’apprentissage hautement réglementé et formalisé en Allemagne fait-il partie du problème là-bas ? Et le Royaume-Uni connaît-il une situation similaire parce que la culture sur les chantiers a évolué plus lentement que celle des professions libérales ?

Perspectives d’avenir…

L’ouvrage de Faye Allen, intitulé *Building Women*, apporte un éclairage nouveau sur la réalité vécue par les femmes dans le secteur de la construction aujourd’hui. S’appuyant sur les résultats d’une enquête menée auprès de plus de 1 000 participantes, il met en lumière les obstacles auxquels les femmes sont encore confrontées – qu’il s’agisse de l’insuffisance des installations sur les chantiers ou de micro-cultures hostiles – et propose des pistes pour améliorer la situation.

Et surtout, les améliorations dont le secteur a besoin ne relèvent pas simplement des « questions féminines ». Ce sont des enjeux qui concernent tout le monde, car un environnement plus sûr, plus inclusif et plus professionnel profite à l’ensemble du personnel, améliore la fidélisation et renforce la réputation du secteur.

Chez Agilité, nous nous engageons à prendre part à ce changement. Actuellement, la proportion femmes-hommes parmi nos postes de direction est de 40 % contre 60 %, et notre objectif n’est pas simplement de célébrer cette représentation, mais de créer des environnements où les femmes peuvent s’épanouir, progresser et façonner l’avenir de notre secteur.

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LES BUREAUX CONÇUES POUR FAVORISER LE BIEN-ETRE

Pourquoi le « temps de séjour » est devenu la nouvelle devise dans les intérieurs commerciaux

Le travail hybride a transformé les bureaux à travers l’Europe.

La plupart des organisations acceptent désormais le fait que les employés ne viennent pas au bureau simplement parce que l’espace existe, mais parce qu’il leur offre quelque chose qui vaut la peine de se déplacer. Par conséquent, le « temps passé au bureau » est discrètement devenu l’un des indicateurs les plus révélateurs dans la conception des lieux de travail.

Cependant, il ne s’agit pas de garder les employés plus longtemps dans les locaux, mais de comprendre pourquoi ils y restent.

 

vu du grand palais de l'intérieur, mur blanc, toile centrale

Avant 2020, le bureau était un lieu par défaut. Aujourd’hui, c’est une destination qui a un but précis. Les employés choisissent d’y aller lorsque cet espace leur permet d’accomplir des tâches qu’ils ne peuvent pas réaliser aussi efficacement chez eux, comme la collaboration, les relations sociales, le team building et la concentration intense sans distractions domestiques.

Le temps de présence révèle quand ces besoins sont satisfaits. Par exemple, si des collègues arrivent pour une réunion et repartent immédiatement, le lieu de travail ne semble pas être adapté à un engagement continu. Si les gens s’attardent après les sessions en présentiel, pour prendre un café informel ou utiliser le bureau comme espace de réflexion, vous pouvez être sûr que l’environnement remplit sa fonction.

© Ceremony of Roses Offices by 22RE

Qu’est-ce qui incite les gens à s’attarder dans les lieux de travail modernes ?

En bref, c’est un mélange de facteurs environnementaux, émotionnels et sociaux, qui peuvent inclure : 

  • Confort et calme – Une acoustique qui favorise l’intimité, un éclairage naturel (et non clinique) et des espaces qui réduisent la fatigue liée au fait d’être « toujours connecté ».

  • Sentiment d’appartenance – Un design qui reflète l’identité et la culture (couleurs, matériaux et agencement) est un excellent moyen d’encourager les gens à s’attarder en leur donnant le sentiment de faire partie d’un tout.
  • Zones flexibles – Les espaces de détente, les coins tranquilles, les coins lecture, les espaces créatifs et les salles de projet qui peuvent s’adapter aux besoins d’une main-d’œuvre hybride sont essentiels.

     

  • Équilibre analogique – Les matériaux tactiles et sensoriels qui compensent le travail intensif sur écran prennent la forme de textures naturelles, de surfaces douces et même de moments biophiliques.

     

  • Micro-hospitalité – Les espaces café ne doivent pas être une réflexion après coup, mais un lieu qui encourage la conversation et la détente. Il convient également de réfléchir attentivement aux types de sièges, car leur confort peut faire toute la différence entre rester et partir.

Le bien-être au travail a évolué, passant d’un simple avantage à un objectif à part entière, les neurosciences et la psychologie environnementale soulignant constamment l’impact des matériaux, de la lumière, de l’acoustique et du confort sensoriel sur les performances cognitives et le bien-être émotionnel. Si le bureau ne favorise pas le bien-être, les employés ne s’y attarderont pas et ne voudront pas y revenir jour après jour.  

Même la meilleure stratégie en matière d’environnement de travail peut échouer si sa mise en œuvre est médiocre. C’est pourquoi les organisations qui conçoivent leurs espaces dans le but de favoriser la présence intentionnelle, et non pas d’atteindre des objectifs de fréquentation, créeront naturellement des espaces qui attirent les gens pour les bonnes raisons.

Ce thème est abordé dans notre dernier guide, rédigé en collaboration avec IA, intitulé « Concevoir pour le bien-être : pourquoi le temps, la confiance et la tangibilité définissent la prochaine génération d’intérieurs ». 

© Ceremony of Roses Offices by 22RE

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Parella Paris nomme un nouvel Associé

Parella Paris nomme un nouvel Associé

Parella, acteur de référence dans le domaine du conseil d’entreprise en immobilier et de l’aménagement des espaces professionnels, annonce la nominations de Younes Alla en tant qu’Associé de son bureau parisien.

« Chez Parella, notre modèle de partnership repose sur une exigence élevée, un engagement durable et une conviction forte : les plus belles trajectoires se construisent dans le temps. Nous avons un réel plaisir à voir des talents comme Younes Alla grandir, élargir leur champ de responsabilité et devenir associés au sein de notre organisation. Cette dynamique interne n’est d’ailleurs pas exclusive : elle s’enrichit pleinement de l’arrivée régulière de nouveaux associés issus de parcours extérieurs, qui apportent des regards complémentaires, des expertises nouvelles et nourrissent notre capacité d’innovation. C’est cette cohabitation harmonieuse entre continuité et ouverture qui fait la solidité et la singularité de notre collectif. » précise Olivier Neuman, Président de Parella.

YOUNES ALLA

Younes a rejoint le département Workspace de Parella France en 2015, après un parcours construit au sein de plusieurs cabinets d’architecture et d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (notamment SCAU et JLL) Depuis, il a joué un rôle clé dans la réalisation de nombreux projets tertiaires, dont plusieurs opérations complexes et emblématiques, menées en sites libres comme en sites occupés, sur des immeubles existants ou en construction.

Sa maîtrise des enjeux techniques, stratégiques et architecturaux, alliée à une vision globale du projet, lui a permis de s’imposer comme une référence dans le pilotage de missions en Contractant Général (Design & Build), en Maîtrise d’Œuvre et en Assistance à Maîtrise d’Ouvrage. Son exigence, son sens du collectif et sa capacité à sécuriser les projets de clients de tous secteurs font aujourd’hui de lui un associé naturel pour accompagner le développement et l’excellence du pôle Workspace.

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LE TEMPS DE SEJOUR DES INTERIEURS COMMERCIAUX

Pourquoi le « temps de séjour » est devenu la nouvelle devise dans les intérieurs commerciaux

Depuis des années, le temps de séjour est un indicateur familier dans le commerce de détail, une équation simple qui relie le « temps passé » à la « probabilité d’achat ».

Récemment, cependant, le temps de séjour a évolué pour devenir quelque chose de beaucoup plus puissant : une mesure du lien émotionnel, du confort et du sentiment d’appartenance.

Photo avec un canapé gris et un fauteuil rouge avec au centre une table basse en bois surmontée par des fleurs dans une bouteille en verre.

Au cours de la dernière décennie, les environnements ont été optimisés pour la rapidité. Des parcours numériques fluides, des transactions en un clic, des lieux de travail agiles. Pourtant, le comportement humain a changé et les consommateurs comme les collègues recherchent désormais des espaces qui leur permettent de ralentir tout en leur offrant un répit, une dimension tactile et un espace pour établir des liens authentiques.

 

Le temps de séjour
© Ceremony of Roses Offices by 22RE

Comme le souligne l’étude de Deloitte sur les tendances de consommation pour 2025, les gens sont de plus en plus attirés par les expériences sensorielles et analogiques qui contrebalancent la surcharge numérique. Par exemple, le commerce de détail passe d’un agencement organisationnel à des magasins phares expérientiels qui encouragent l’exploration et les relations sociales. Nous voyons les lieux de travail repenser leur raison d’être, le temps passé sur place devenant un indicateur de l’engagement, de l’appartenance et du bien-être. Et l’hôtellerie, qui a toujours été la référence en matière de connexion émotionnelle, continue de façonner les attentes en matière de confort, d’attention et de conception des services.

Cependant, l’espace de vie n’est pas uniquement le fruit de la conception, mais plutôt le résultat de la conception et de l’exécution : la qualité des menuiseries, la réactivité de l’éclairage, la douceur acoustique et le confort sous les pieds. Et pour couronner le tout, la confiance entre les architectes, les clients et les entrepreneurs est l’ingrédient secret qui garantit que la vision se transforme en expérience vécue.

Les mètres carrés, les plans financiers et les calendriers restent essentiels, mais les espaces qui réussiront seront ceux qui respectent le temps des gens et qui seront récompensés par davantage de temps. Pour en savoir plus, consultez notre dernier guide, « Concevoir pour le bien-être : pourquoi le temps, la confiance et la tangibilité définissent la prochaine ère de la décoration intérieure ». 

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POURQUOI CERTAINS MAGASINS RETIENNENT LES CLIENTS

Pourquoi les détaillants conçoivent des magasins dans lesquels les clients ont envie de s'attarder

Pour certaines grandes enseignes du commerce de détail, l’heure est venue d’entrer dans une nouvelle ère.

Si la commodité du commerce en ligne l’emporte en termes de rapidité, le commerce physique gagne la bataille de l’expérience, car aujourd’hui, les magasins les plus prospères ne sont pas les plus rapides ni ceux qui enregistrent le plus de transactions, mais ceux dans lesquels les clients choisissent de s’attarder.

Le temps passé dans un magasin a longtemps été associé à la conversion en termes de ventes, mais son rôle s’étend désormais à la mesure du lien émotionnel, de la mémoire de la marque et de la satisfaction sensorielle. En effet, lorsque les clients s’attardent, ils explorent davantage, s’engagent plus profondément et, surtout, ils ont envie de revenir.

Les détaillants reconnaissent que les gens ne veulent pas seulement des « choses » – oui, il arrive parfois que les gens se rendent dans un magasin pour acheter quelque chose de précis et repartent aussitôt – mais souvent, les acheteurs en profitent pour passer la journée et recherchent des environnements qui leur procurent des émotions.

Magasins retiennent les clients
© Berg & Ridge Helsinki Office by Fyra Design Agency

C’est cette résonance émotionnelle qui détermine le temps passé dans le magasin, mais quels outils et quelles tactiques pouvons-nous utiliser pour créer un tel sentiment ? 

  • Matérialité et atmosphère – Les finitions naturelles, l’éclairage chaleureux et l’acoustique douce donnent l’impression que les espaces ont été conçus avec soin plutôt que construits dans un but commercial.

  • Pauses – Des moments pour s’asseoir et respirer ou une promenade dans le magasin qui encourage les clients à flâner tranquillement et à admirer les présentoirs soigneusement agencés.
  • Équilibre sensoriel – Les parfums (même à l’extérieur du magasin), le toucher, les zones calmes et la clarté visuelle peuvent tous contribuer à contrebalancer la surcharge numérique.

  • Raconter une histoire à travers l’espace – Les marques qui expriment leur identité à travers les matériaux, l’agencement et la mise en valeur des produits créent des environnements qui semblent significatifs plutôt que génériques.

  • Influence de l’hôtellerie – Du service attentionné aux espaces confortables où faire une pause, le commerce de détail s’inspire largement de l’hôtellerie.

Bien sûr, le séjour n’est pas seulement un défi en matière de conception, c’est aussi un défi en matière de livraison, et les aménagements commerciaux doivent répondre à des normes plus élevées en termes de finition, de durabilité et de cohérence afin de garantir que l’atmosphère reste accueillante longtemps après le jour de l’ouverture.  

Chaque détail contribuant à l’ambiance émotionnelle du magasin, les espaces qui procurent un sentiment de bien-être sont de véritables candidats pour s’intégrer dans les habitudes quotidiennes et les rituels du week-end des acheteurs. À tel point que l’on pourrait affirmer que le temps passé en magasin ne consiste plus à retenir les clients, mais à gagner une place dans leur vie.

Ce thème est abordé dans notre dernier guide, rédigé en collaboration avec IA, intitulé « Designing for Dwell(being) : Why time, trust and tangibility define the next era of interiors » Concevoir pour le bien-être : pourquoi le temps, la confiance et la tangibilité définissent la prochaine ère de la décoration intérieure.

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