Workspace Expo 2026

Workspace Expo 2026

Le salon Workspace Expo, véritable carrefour européen du design et de l’aménagement, a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses du 24 au 26 mars.

Durant trois jours, l’événement a réuni l’ensemble de l’écosystème — fabricants visionnaires, designers audacieux, experts techniques et décideurs stratégiques — pour dessiner les contours du bureau de demain. Dans un contexte où le rapport au travail ne cesse d’évoluer, cette édition a mis en lumière des solutions concrètes alliant performance collective, bien-être individuel et une esthétique toujours plus soignée.

Comme chaque année, les équipes de Parella étaient au rendez-vous pour explorer ces nouvelles frontières de l’immobilier d’entreprise. Notre présence est essentielle pour décrypter les transformations à l’œuvre, capter les signaux émergents et tester les innovations qui viendront nourrir nos futurs projets. En immersion totale parmi les dernières tendances, nous avons affiné notre regard sur les solutions durables et les technologies collaboratives, avec un objectif clair : continuer d’accompagner nos clients vers des espaces de travail qui ne sont plus seulement des lieux de passage, mais de véritables destinations à forte valeur ajoutée.

Ce que nous retenons : l’histoire du bureau est à réécrire.

Ce que les collaborateurs cherchent au bureau se précise : apprendre, se rencontrer et créer ensemble.

1. L’IA restructure le travail, le bureau crée le collectif
L’IA automatise, accélère, prend en charge une partie des tâches. Ce qu’elle ne peut pas faire en revanche, c’est créer du collectif. Le bureau reste le lieu où l’intelligence se construit à plusieurs, où la transmission se fait par la présence et où le lien social ne se délègue pas à un outil.

2.L’espace apprenant, trajectoire centrale
Si le bureau doit favoriser l’apprentissage, encore faut-il qu’il en crée les conditions. Dans un contexte où les sollicitations sont permanentes et le flux d’informations continu, se concentrer est devenu un enjeu en soi. Acoustique, cabines, espaces d’isolement, qualité de l’air : ce sont ces paramètres, très présents sur le salon, qui permettent de faire du bureau un lieu où l’on peut vraiment apprendre.

3.Un espace où chacun trouve sa place
Handicap, charge mentale, sensibilités sensorielles, besoins d’isolement : l’inclusion au travail va bien au-delà de ce qui est visible. 15 à 20% de la population présente un profil neuroatypique. Autant de collaborateurs pour qui l’environnement de travail peut faire toute la différence.  Concevoir en pensant à tous dès le départ, c’est concevoir un espace meilleur pour chacun, où l’on se sent en sécurité, à sa place, et pleinement en capacité de travailler.

4. Le mobilier circulaire, de l’intention à la pratique
Un corner dédié à l’économie circulaire confirme que le réemploi s’installe durablement. Mobilier de seconde main, matériaux recyclés : l’approvisionnement responsable s’intègre désormais dès la conception.

Pour Parella, ces enseignements alimentent directement nos recommandations.

Ce que nous avons vu nourrit les questions que nous posons à chaque projet : cet espace est-il conçu pour apprendre, se rencontrer, évoluer ?

De la stratégie immobilière à la conception des espaces, du pilotage de projet à l’accompagnement au changement, nous intervenons à chaque étape de votre projet avec une conviction constante : un espace bien pensé est un levier de performance et de culture.

Et cette nouvelle page du bureau, nous avons hâte de l’écrire avec vous.

Vous pourriez aussi aimer...

Espace d'échange en amphithéâtre avec un aspect cosy et naturel - Groupe Rocher
Bureaux éco-responsables : quelles certifications privilégier ?
Face aux défis environnementaux et aux exigences réglementaires croissantes, les entreprises sont de...
Illustration d'un espace d'accueil moderne et vert Crédit : iStock
Green Lease : tout savoir sur le bail vert et ses avantages
Le Green Lease est plus qu’un bail : c’est un engagement commun pour un bâtiment plus écoresponsable....
Pièce entièrement en bois, lustre blanc design au centre
Rendez-Vous de la Matière 2025
Véritable laboratoire de créativité et d’innovation, ce salon est devenu en quelques années un événement...

La neurodiversité dans le design

La neurodiversité dans le design : comment le monde du travail s'adapte à ses collaborateurs

Depuis des années, l’aménagement des espaces de travail met l’accent sur la collaboration, la culture et l’expérience.

Plus récemment, il s’est intéressé au bien-être, à la flexibilité et au choix. Mais l’un des débats les plus importants concernant l’environnement bâti commence tout juste à prendre de l’ampleur : la neurodiversité. Andrew Zacharias, directeur national d’Agilité Luxembourg, explore ce sujet plus en détail.

Selon le CIPD, la neurodiversité fait référence aux différences naturelles dans le fonctionnement du cerveau humain et les traits de comportement, et les estimations suggèrent que jusqu’à 20 % de la population pourrait présenter une forme de neurodiversité. Parallèlement, la norme PAS 6463 du BSI, le guide britannique sur la neurodiversité et l’environnement bâti, stipule clairement que la conception doit répondre aux besoins d’une société neurodiverse et créer des lieux « plus inclusifs pour tous».

Workstation | Workspace design show 2026

Repenser le bureau : pourquoi la neurodiversité est-elle si importante aujourd’hui ?

Ce dernier point est important, car la neurodiversité dans le domaine du design est souvent présentée comme s’il s’agissait d’une question de niche, ou d’un sujet qui ne concernerait qu’un groupe minoritaire bien défini. Dans la pratique, ce cadre de référence peut faire partie du problème. Il donne au sujet un caractère trop spécialisé avant même que les gens aient eu l’occasion de le comprendre.

Ce qui apparaît clairement, tant dans la recherche que dans la pratique, c’est qu’il ne s’agit pas simplement de concevoir pour une étiquette. Il s’agit de concevoir pour les personnes telles qu’elles sont réellement : différentes les unes des autres, différentes d’une tâche à l’autre, et souvent différentes d’un jour à l’autre.

Créer des environnements de travail qui reflètent la manière dont les gens travaillent réellement

Les bureaux ont traditionnellement été conçus selon un modèle unique, mais bon nombre des caractéristiques désormais associées à la conception neuro-inclusive, telles que les zones plus calmes, des repères spatiaux plus clairs, une meilleure acoustique et un choix plus large d’aménagements, profitent bien au-delà d’un seul groupe d’utilisateurs.

Cela va dans le sens des données disponibles. Les recherches sur la conception des lieux de travail ont montré à maintes reprises qu’il n’existe pas de bureau véritablement « prêt à l’emploi » et que la personnalité, les préférences et les tâches influencent toutes la façon dont les personnes perçoivent un espace et y travaillent. Une collaboration de recherche menée en 2018 entre l’université de Bath, l’université Bath Spa et Atkins a précisément défendu cette thèse, soulignant que différentes qualités spatiales et environnementales, notamment la densité, les vues et les niveaux sonores, façonnent l’expérience de différentes manières, et que les environnements basés sur l’activité peuvent contribuer à soutenir différentes tâches et différents profils d’utilisateurs.

Peut-être que le meilleur point de départ n’est donc pas : « comment concevoir pour les personnes neurodivergentes ? », mais « pourquoi avons-nous accepté des lieux de travail qui exigent de tout le monde qu’il travaille dans des conditions exactement identiques ? »

Les bureaux en open space en sont un bon exemple. Pour certaines tâches et certaines personnalités, ils peuvent favoriser l’énergie, les interactions et la visibilité. Pour d’autres, ils constituent une source constante de distraction qui pèse sur la concentration. Une récente revue systématique de 55 études (Design Research Society Digital Library) a révélé que le bruit de fond et les espaces de travail en open space ont un impact négatif sur le bien-être au travail, tandis que la vue sur des plantes et des éléments naturels peut l’améliorer. Une autre étude de 2025 portant sur 971 employés travaillant dans des bureaux organisés par activité a révélé qu’une meilleure perception de la confidentialité des tâches, une meilleure adéquation entre la personne et son environnement, une plus grande satisfaction vis-à-vis de l’environnement de travail et une plus grande facilité à changer d’espace de travail étaient associées à une meilleure récupération, une plus grande capacité de travail, un risque de burn-out moindre et moins de symptômes d’insomnie.

Cela aide à expliquer pourquoi le débat sur la neurodiversité dans le design prend aujourd’hui de l’ampleur, non pas de manière isolée, mais parallèlement à des questions plus larges sur l’avenir du bureau lui-même. Depuis la pandémie, les organisations ont passé beaucoup de temps à se demander comment inciter les gens à revenir sur leur lieu de travail. Généralement, ce débat est centré sur la collaboration, l’accueil et la communauté. Ces éléments sont importants. Mais ils ne constituent pas la réponse complète.

Les gens ne viennent pas au bureau uniquement pour l’ambiance. Ils viennent pour différentes raisons, selon les jours. Parfois, ils ont besoin de créer des liens. Parfois, ils ont besoin de se concentrer. Parfois, ils ont besoin d’un sentiment d’appartenance. Parfois, ils ont besoin d’un endroit plus calme que chez eux. Parfois, ils ont besoin d’un endroit plus calme que le bureau où ils travaillent déjà.

C’est pourquoi la conception neuro-inclusive ne doit pas se réduire à une simple liste de caractéristiques techniques. Il ne s’agit pas simplement d’ajouter une salle de repos et de considérer que le travail est terminé. Il s’agit de reconnaître que chacun perçoit l’espace différemment, et qu’un bon design leur offre plusieurs façons de s’épanouir dans cet espace.

La norme PAS 6463 de BSI reflète cette diversité. Elle couvre l’éclairage, l’acoustique, le confort thermique et la signalétique, mais le principe fondamental est que des environnements mal conçus peuvent générer un stress et une exclusion évitables, tandis que les meilleurs réduisent les frictions et facilitent la participation. Ce n’est pas seulement un argument social, c’est aussi un argument commercial. L’Organisation mondiale de la santé note que des environnements de travail sûrs et sains sont plus susceptibles de minimiser les tensions et les conflits au travail et d’améliorer la fidélisation, les performances et la productivité du personnel. Le CIPD souligne également l’importance de la neuro-inclusion pour le bien-être, les performances et la fidélisation.

C’est là que le sujet devient particulièrement intéressant d’un point de vue conceptuel. Car dès lors que l’on cesse de la considérer comme un simple ajout à l’inclusion, elle commence à affiner l’ensemble du cahier des charges.

De la conformité à l’expérience : une nouvelle approche du design inclusif

Éclairage au poste de travail | Salon de l’aménagement des espaces de travail 2026

L’éclairage ne se résume plus à une simple question de conformité et de niveaux de lux. Il s’agit désormais de maîtrise, d’éblouissement, de contraste et de l’influence des différents types de lumière sur l’attention et la fatigue. L’acoustique n’est plus un aspect technique secondaire. Elle est désormais essentielle pour permettre aux personnes de réfléchir efficacement. L’orientation ne se limite pas à la signalétique. Il s’agit de réduire la charge cognitive et de rendre un lieu lisible. L’aménagement de l’espace ne se résume pas à la densité et aux effectifs. Il s’agit d’offrir à la fois un refuge et des possibilités d’interaction, de la prévisibilité et de la stimulation.

Si nous acceptons collectivement que des tâches différentes nécessitent des environnements différents, et que le travail hybride a modifié les attentes des employés en matière d’autonomie et de concentration, il s’ensuit que les lieux de travail les plus résilients seront ceux qui offrent aux personnes plus de choix, une meilleure clarté et moins de stress inutile. C’est une bonne chose pour les collègues neurodivergents, certes. Mais c’est également bénéfique pour le responsable financier qui tente de travailler sur des chiffres sans être interrompu, pour l’équipe de projet qui examine des plans au sein d’un groupe animé, ou pour la personne qui est simplement arrivée ce matin-là en se sentant surstimulée.

Cette distinction est importante car elle permet de ne plus envisager la conception comme s’adressant à un petit groupe de personnes, mais plutôt comme une réponse à la réalité de la diversité humaine. Nos humeurs changent. Nos tâches changent. Nos capacités changent. Nous ne sommes pas des robots, et nos lieux de travail devraient cesser de faire comme si c’était le cas. Certaines personnes préfèrent être au cœur de l’action, d’autres ont besoin d’un environnement plus calme, et beaucoup d’entre nous passent d’un état à l’autre selon le jour et la tâche à accomplir.

L’un des défis pour les clients est que la conception neuro-inclusive devance le marché à certains égards. L’intention est là, mais les données commencent seulement à émerger. Comparée à la durabilité, où les repères et les surcoûts sont mieux compris, la neurodiversité dans la conception peut encore donner l’impression de s’aventurer en terrain inconnu. Les clients en comprennent la logique, mais il est plus difficile de quantifier le retour sur investissement de la même manière lorsque les résultats sont humains, comportementaux et à long terme.

C’est pourquoi, pour nous, cette discussion est importante aujourd’hui. Nous travaillons sur un projet d’envergure au Luxembourg où la neurodiversité n’est pas une considération secondaire, mais un principe de conception fondamental. Cela modifie déjà le type de questions posées, et à juste titre. Non pas « à quoi ressemble un bureau standard ? », mais « quel type d’environnement aide davantage de personnes à donner le meilleur d’elles-mêmes ? » Non pas « quel est le minimum que nous devons fournir ? », mais « comment concevoir un lieu de travail qui soit intuitif, favorable et accessible au plus grand nombre ? »

C’est d’ailleurs une question qui me semble plus pertinente pour l’avenir du travail, car en réalité, le bureau n’est plus seulement en concurrence avec d’autres bureaux, mais aussi avec le domicile, l’autonomie, le confort et la volonté croissante des gens de dire, tout à fait raisonnablement : « Cet environnement ne me convient pas. »

Ce que j’ai appris ces derniers mois, c’est que la neurodiversité dans le design ne consiste pas à créer un traitement spécial, mais à prendre en compte ce que les gens nous disent, directement et indirectement, depuis des années : l’environnement façonne le comportement, la concentration, l’humeur et le sentiment d’appartenance.

Les lieux de travail qui tiennent compte de cette réalité ne seront pas seulement plus inclusifs. Ils seront meilleurs.

Vous pourriez aussi aimer...

Photo d'une équipe de 4 personnes en plein échange, devant un mur rouge et des affiches.
Espaces de travail hybrides : comment trouver le bon équilibre ?
Avec l'évolution des modes de travail, le modèle hybride, combinant travail à distance et en présentiel,...
Plusieurs personnes travaillant dans un open space Source : iStock
Les tendances immobilières 2024
L'immobilier d'entreprise est en pleine mutation. Entre l'évolution des modes de travail, les exigences...
Photo décorative article de blog - Salle de réunion
Conseil immobilier sans conflit d'intérêt
Parella a positionné l’utilisateur final au centre de son business model. Au travers de ses trois pôles...

Construire le changement

Construire le changement grâce à un secteur plus inclusif.

Malgré des décennies de mobilisation et d’investissements, les femmes restent fortement sous-représentées dans l’ensemble du secteur de la construction. Selon une étude menée par Simian Risk, les femmes ne représentent que 14 % de l’effectif total du secteur de la construction au Royaume-Uni, et seulement 1 % occupent des postes manuels sur les chantiers.

À la suite de la Semaine des femmes dans la construction et de la Journée internationale des femmes, nous avons discuté avec notre responsable nationale pour l’Allemagne, Sara Purvis, afin de connaître son point de vue sur les défis et les opportunités qui se présentent.

Je vais être honnête : jusqu’à récemment, je n’avais pas vraiment pris le temps de réfléchir à l’importance de la Semaine WIC. Peut-être, comme beaucoup, pensais-je que les choses s’amélioraient progressivement. Pourtant, plus j’y regardais de près, plus j’avais l’impression que les progrès stagnaient – et que, dans certains domaines, on assistait même à un recul.

Dans notre secteur, les postes de direction restent déséquilibrés, les femmes n’occupant que 7 % des postes de direction et au sein des conseils d’administration. Et bien que 15 % des apprentis dans le secteur de la construction soient désormais des femmes – une amélioration par rapport aux moins de 10 % d’il y a dix ans –, les progrès restent lents. Seules 13 % des entreprises de construction au Royaume-Uni sont détenues par des femmes, et le secteur continue d’afficher un écart salarial entre les sexes de 20 %, l’un des plus élevés de tous les secteurs.

Ces statistiques mettent en évidence une réalité indéniable : cela doit changer. Non seulement parce que l’égalité est une question de principe, mais aussi parce que le secteur est confronté à d’importantes pénuries de main-d’œuvre qualifiée qui ne pourront être résolues tant que 50 % de la population restera sous-représentée.

Photo de plusieurs personnes dans une salle de réunion en train de regarder vers un écran ou un orateur principal qui est hors champ.

30 ans de recul (personnel)

En 2026, cela fera trente ans que j’ai mis les pieds pour la première fois sur un chantier. J’étais alors étudiante en année sabbatique et travaillais comme assistante au sein de l’équipe chargée de l’aménagement du territoire chez Wimpey Homes. Je me souviens n’avoir ressenti aucun sentiment de désavantage – seulement de l’optimisme, de l’enthousiasme et la confiance que mon lycée, résolument féministe, m’avait insufflée.

Tout au long de ma carrière, j’ai souvent (mais pas toujours) été la seule femme dans la pièce. Et pourtant, je me sentais l’égale des autres. J’avais le sentiment d’être à ma place. Je réalise aujourd’hui à quel point cela fait de moi une personne chanceuse – et privilégiée. La question que je me pose donc est la suivante : « Si cela semblait si simple il y a trois décennies, pourquoi le secteur de la construction affiche-t-il encore aujourd’hui le taux de participation féminine le plus bas de toutes les industries britanniques ? »

Photo d'une équipe de 4 personnes en plein échange, devant un mur rouge et des affiches.

Un contexte plus large – Royaume-Uni contre Allemagne

Certaines réponses se trouvent dans l’histoire. En Allemagne, par exemple, les femmes ont été légalement exclues de nombreux métiers du bâtiment jusqu’en 1994 – la même année où je faisais mes premiers pas sur des chantiers dans le Yorkshire du Nord. Il est difficile de ne pas voir un écho de cette loi dans la très faible représentation actuelle des femmes dans les métiers manuels allemands.

Mais la situation au Royaume-Uni soulève d’autres questions. Les femmes représentent désormais une proportion bien plus importante dans les professions du bâtiment telles que l’architecture, l’ingénierie et la gestion de projet – mais pas dans les métiers manuels.

Le parcours d’apprentissage hautement réglementé et formalisé en Allemagne fait-il partie du problème là-bas ? Et le Royaume-Uni connaît-il une situation similaire parce que la culture sur les chantiers a évolué plus lentement que celle des professions libérales ?

Perspectives d’avenir…

L’ouvrage de Faye Allen, intitulé *Building Women*, apporte un éclairage nouveau sur la réalité vécue par les femmes dans le secteur de la construction aujourd’hui. S’appuyant sur les résultats d’une enquête menée auprès de plus de 1 000 participantes, il met en lumière les obstacles auxquels les femmes sont encore confrontées – qu’il s’agisse de l’insuffisance des installations sur les chantiers ou de micro-cultures hostiles – et propose des pistes pour améliorer la situation.

Et surtout, les améliorations dont le secteur a besoin ne relèvent pas simplement des « questions féminines ». Ce sont des enjeux qui concernent tout le monde, car un environnement plus sûr, plus inclusif et plus professionnel profite à l’ensemble du personnel, améliore la fidélisation et renforce la réputation du secteur.

Chez Agilité, nous nous engageons à prendre part à ce changement. Actuellement, la proportion femmes-hommes parmi nos postes de direction est de 40 % contre 60 %, et notre objectif n’est pas simplement de célébrer cette représentation, mais de créer des environnements où les femmes peuvent s’épanouir, progresser et façonner l’avenir de notre secteur.

Vous pourriez aussi aimer...

tickets JO
JO & Paralympiques: inspirations
J’ai reçu ce week-end mes billets souvenirs des Jeux Olympiques et Paralympiques.
Photo d'une rue à Paris, quartier luxueux avec des bâtiments Haussmanniens. Crédits : iStock
L’optimisation des coûts immobiliers : comment réduire vos charges locatives ?
Dans un contexte économique où la réduction des coûts est une priorité, les charges locatives représentent...
Echange et discussions autour d'un document légal Crédit : iStock
Bail commercial ou bail professionnel : lequel choisir pour votre entreprise ?
Lorsqu’on lance ou développe une entreprise, choisir le bon bail pour ses locaux est une étape clé qui...

LES BUREAUX CONÇUES POUR FAVORISER LE BIEN-ETRE

Pourquoi le « temps de séjour » est devenu la nouvelle devise dans les intérieurs commerciaux

Le travail hybride a transformé les bureaux à travers l’Europe.

La plupart des organisations acceptent désormais le fait que les employés ne viennent pas au bureau simplement parce que l’espace existe, mais parce qu’il leur offre quelque chose qui vaut la peine de se déplacer. Par conséquent, le « temps passé au bureau » est discrètement devenu l’un des indicateurs les plus révélateurs dans la conception des lieux de travail.

Cependant, il ne s’agit pas de garder les employés plus longtemps dans les locaux, mais de comprendre pourquoi ils y restent.

 

vu du grand palais de l'intérieur, mur blanc, toile centrale

Avant 2020, le bureau était un lieu par défaut. Aujourd’hui, c’est une destination qui a un but précis. Les employés choisissent d’y aller lorsque cet espace leur permet d’accomplir des tâches qu’ils ne peuvent pas réaliser aussi efficacement chez eux, comme la collaboration, les relations sociales, le team building et la concentration intense sans distractions domestiques.

Le temps de présence révèle quand ces besoins sont satisfaits. Par exemple, si des collègues arrivent pour une réunion et repartent immédiatement, le lieu de travail ne semble pas être adapté à un engagement continu. Si les gens s’attardent après les sessions en présentiel, pour prendre un café informel ou utiliser le bureau comme espace de réflexion, vous pouvez être sûr que l’environnement remplit sa fonction.

© Ceremony of Roses Offices by 22RE

Qu’est-ce qui incite les gens à s’attarder dans les lieux de travail modernes ?

En bref, c’est un mélange de facteurs environnementaux, émotionnels et sociaux, qui peuvent inclure : 

  • Confort et calme – Une acoustique qui favorise l’intimité, un éclairage naturel (et non clinique) et des espaces qui réduisent la fatigue liée au fait d’être « toujours connecté ».

  • Sentiment d’appartenance – Un design qui reflète l’identité et la culture (couleurs, matériaux et agencement) est un excellent moyen d’encourager les gens à s’attarder en leur donnant le sentiment de faire partie d’un tout.
  • Zones flexibles – Les espaces de détente, les coins tranquilles, les coins lecture, les espaces créatifs et les salles de projet qui peuvent s’adapter aux besoins d’une main-d’œuvre hybride sont essentiels.

     

  • Équilibre analogique – Les matériaux tactiles et sensoriels qui compensent le travail intensif sur écran prennent la forme de textures naturelles, de surfaces douces et même de moments biophiliques.

     

  • Micro-hospitalité – Les espaces café ne doivent pas être une réflexion après coup, mais un lieu qui encourage la conversation et la détente. Il convient également de réfléchir attentivement aux types de sièges, car leur confort peut faire toute la différence entre rester et partir.

Le bien-être au travail a évolué, passant d’un simple avantage à un objectif à part entière, les neurosciences et la psychologie environnementale soulignant constamment l’impact des matériaux, de la lumière, de l’acoustique et du confort sensoriel sur les performances cognitives et le bien-être émotionnel. Si le bureau ne favorise pas le bien-être, les employés ne s’y attarderont pas et ne voudront pas y revenir jour après jour.  

Même la meilleure stratégie en matière d’environnement de travail peut échouer si sa mise en œuvre est médiocre. C’est pourquoi les organisations qui conçoivent leurs espaces dans le but de favoriser la présence intentionnelle, et non pas d’atteindre des objectifs de fréquentation, créeront naturellement des espaces qui attirent les gens pour les bonnes raisons.

Ce thème est abordé dans notre dernier guide, rédigé en collaboration avec IA, intitulé « Concevoir pour le bien-être : pourquoi le temps, la confiance et la tangibilité définissent la prochaine génération d’intérieurs ». 

© Ceremony of Roses Offices by 22RE

Vous pourriez aussi aimer...

Photo illustration Design actif chez Orange Stadium
Design Actif
A l’approche des Jeux Olympiques certains de nos clients s’interrogent sur l’intérêt du Design Actif...
Illustration d'un espace de travail futuriste Crédits : iStock
Proptech : comment la technologie révolutionne l’immobilier d’entreprise ?
L’immobilier d’entreprise connaît une transformation profonde sous l’impulsion des nouvelles technol...
Photo de 2 architectes regardant des plans de bâtiment sur un chantier. Illustration de la partie Projet d'aménagement
Construire le changement
Malgré des décennies de mobilisation et d'investissements, les femmes restent fortement sous-représentées...

Parella Paris nomme un nouvel Associé

Parella Paris nomme un nouvel Associé

Parella, acteur de référence dans le domaine du conseil d’entreprise en immobilier et de l’aménagement des espaces professionnels, annonce la nominations de Younes Alla en tant qu’Associé de son bureau parisien.

« Chez Parella, notre modèle de partnership repose sur une exigence élevée, un engagement durable et une conviction forte : les plus belles trajectoires se construisent dans le temps. Nous avons un réel plaisir à voir des talents comme Younes Alla grandir, élargir leur champ de responsabilité et devenir associés au sein de notre organisation. Cette dynamique interne n’est d’ailleurs pas exclusive : elle s’enrichit pleinement de l’arrivée régulière de nouveaux associés issus de parcours extérieurs, qui apportent des regards complémentaires, des expertises nouvelles et nourrissent notre capacité d’innovation. C’est cette cohabitation harmonieuse entre continuité et ouverture qui fait la solidité et la singularité de notre collectif. » précise Olivier Neuman, Président de Parella.

YOUNES ALLA

Younes a rejoint le département Workspace de Parella France en 2015, après un parcours construit au sein de plusieurs cabinets d’architecture et d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (notamment SCAU et JLL) Depuis, il a joué un rôle clé dans la réalisation de nombreux projets tertiaires, dont plusieurs opérations complexes et emblématiques, menées en sites libres comme en sites occupés, sur des immeubles existants ou en construction.

Sa maîtrise des enjeux techniques, stratégiques et architecturaux, alliée à une vision globale du projet, lui a permis de s’imposer comme une référence dans le pilotage de missions en Contractant Général (Design & Build), en Maîtrise d’Œuvre et en Assistance à Maîtrise d’Ouvrage. Son exigence, son sens du collectif et sa capacité à sécuriser les projets de clients de tous secteurs font aujourd’hui de lui un associé naturel pour accompagner le développement et l’excellence du pôle Workspace.

Vous pourriez aussi aimer...

Magasins retiennent les clients
POURQUOI CERTAINS MAGASINS RETIENNENT LES CLIENTS
Pour certaines grandes enseignes du commerce de détail, l'heure est venue d'entrer dans une nouvelle...
vu d'ensemble, différents luminaires, formes géométriques, ton blanc et beige
Maison & Objet 2025
Présent une nouvelle fois au Salon Maison & Objet, Parella continue de nourrir sa réflexion en explorant...
La fondatrice avec une oeuvre
L'ART DANS LES BUREAUX
Je crois profondément que l’art a ce pouvoir-là : transformer la perception d’un espace, stimuler la...

LE TEMPS DE SEJOUR DES INTERIEURS COMMERCIAUX

Pourquoi le « temps de séjour » est devenu la nouvelle devise dans les intérieurs commerciaux

Depuis des années, le temps de séjour est un indicateur familier dans le commerce de détail, une équation simple qui relie le « temps passé » à la « probabilité d’achat ».

Récemment, cependant, le temps de séjour a évolué pour devenir quelque chose de beaucoup plus puissant : une mesure du lien émotionnel, du confort et du sentiment d’appartenance.

Photo avec un canapé gris et un fauteuil rouge avec au centre une table basse en bois surmontée par des fleurs dans une bouteille en verre.

Au cours de la dernière décennie, les environnements ont été optimisés pour la rapidité. Des parcours numériques fluides, des transactions en un clic, des lieux de travail agiles. Pourtant, le comportement humain a changé et les consommateurs comme les collègues recherchent désormais des espaces qui leur permettent de ralentir tout en leur offrant un répit, une dimension tactile et un espace pour établir des liens authentiques.

 

Le temps de séjour
© Ceremony of Roses Offices by 22RE

Comme le souligne l’étude de Deloitte sur les tendances de consommation pour 2025, les gens sont de plus en plus attirés par les expériences sensorielles et analogiques qui contrebalancent la surcharge numérique. Par exemple, le commerce de détail passe d’un agencement organisationnel à des magasins phares expérientiels qui encouragent l’exploration et les relations sociales. Nous voyons les lieux de travail repenser leur raison d’être, le temps passé sur place devenant un indicateur de l’engagement, de l’appartenance et du bien-être. Et l’hôtellerie, qui a toujours été la référence en matière de connexion émotionnelle, continue de façonner les attentes en matière de confort, d’attention et de conception des services.

Cependant, l’espace de vie n’est pas uniquement le fruit de la conception, mais plutôt le résultat de la conception et de l’exécution : la qualité des menuiseries, la réactivité de l’éclairage, la douceur acoustique et le confort sous les pieds. Et pour couronner le tout, la confiance entre les architectes, les clients et les entrepreneurs est l’ingrédient secret qui garantit que la vision se transforme en expérience vécue.

Les mètres carrés, les plans financiers et les calendriers restent essentiels, mais les espaces qui réussiront seront ceux qui respectent le temps des gens et qui seront récompensés par davantage de temps. Pour en savoir plus, consultez notre dernier guide, « Concevoir pour le bien-être : pourquoi le temps, la confiance et la tangibilité définissent la prochaine ère de la décoration intérieure ». 

Vous pourriez aussi aimer...

Photo illustration Design actif chez Orange Stadium
Design Actif
A l’approche des Jeux Olympiques certains de nos clients s’interrogent sur l’intérêt du Design Actif...
Illustration d'un espace de travail futuriste Crédits : iStock
Proptech : comment la technologie révolutionne l’immobilier d’entreprise ?
L’immobilier d’entreprise connaît une transformation profonde sous l’impulsion des nouvelles technol...
Photo illustration Home Parella + A propos + Workplace + articles
Comment la hausse des taux d’intérêt impacte l’immobilier d’entreprise ?
La hausse des taux d’intérêt modifie profondément le paysage de l’immobilier d’entreprise. Alors que...

POURQUOI CERTAINS MAGASINS RETIENNENT LES CLIENTS

Pourquoi les détaillants conçoivent des magasins dans lesquels les clients ont envie de s'attarder

Pour certaines grandes enseignes du commerce de détail, l’heure est venue d’entrer dans une nouvelle ère.

Si la commodité du commerce en ligne l’emporte en termes de rapidité, le commerce physique gagne la bataille de l’expérience, car aujourd’hui, les magasins les plus prospères ne sont pas les plus rapides ni ceux qui enregistrent le plus de transactions, mais ceux dans lesquels les clients choisissent de s’attarder.

Le temps passé dans un magasin a longtemps été associé à la conversion en termes de ventes, mais son rôle s’étend désormais à la mesure du lien émotionnel, de la mémoire de la marque et de la satisfaction sensorielle. En effet, lorsque les clients s’attardent, ils explorent davantage, s’engagent plus profondément et, surtout, ils ont envie de revenir.

Les détaillants reconnaissent que les gens ne veulent pas seulement des « choses » – oui, il arrive parfois que les gens se rendent dans un magasin pour acheter quelque chose de précis et repartent aussitôt – mais souvent, les acheteurs en profitent pour passer la journée et recherchent des environnements qui leur procurent des émotions.

Magasins retiennent les clients
© Berg & Ridge Helsinki Office by Fyra Design Agency

C’est cette résonance émotionnelle qui détermine le temps passé dans le magasin, mais quels outils et quelles tactiques pouvons-nous utiliser pour créer un tel sentiment ? 

  • Matérialité et atmosphère – Les finitions naturelles, l’éclairage chaleureux et l’acoustique douce donnent l’impression que les espaces ont été conçus avec soin plutôt que construits dans un but commercial.

  • Pauses – Des moments pour s’asseoir et respirer ou une promenade dans le magasin qui encourage les clients à flâner tranquillement et à admirer les présentoirs soigneusement agencés.
  • Équilibre sensoriel – Les parfums (même à l’extérieur du magasin), le toucher, les zones calmes et la clarté visuelle peuvent tous contribuer à contrebalancer la surcharge numérique.

  • Raconter une histoire à travers l’espace – Les marques qui expriment leur identité à travers les matériaux, l’agencement et la mise en valeur des produits créent des environnements qui semblent significatifs plutôt que génériques.

  • Influence de l’hôtellerie – Du service attentionné aux espaces confortables où faire une pause, le commerce de détail s’inspire largement de l’hôtellerie.

Bien sûr, le séjour n’est pas seulement un défi en matière de conception, c’est aussi un défi en matière de livraison, et les aménagements commerciaux doivent répondre à des normes plus élevées en termes de finition, de durabilité et de cohérence afin de garantir que l’atmosphère reste accueillante longtemps après le jour de l’ouverture.  

Chaque détail contribuant à l’ambiance émotionnelle du magasin, les espaces qui procurent un sentiment de bien-être sont de véritables candidats pour s’intégrer dans les habitudes quotidiennes et les rituels du week-end des acheteurs. À tel point que l’on pourrait affirmer que le temps passé en magasin ne consiste plus à retenir les clients, mais à gagner une place dans leur vie.

Ce thème est abordé dans notre dernier guide, rédigé en collaboration avec IA, intitulé « Designing for Dwell(being) : Why time, trust and tangibility define the next era of interiors » Concevoir pour le bien-être : pourquoi le temps, la confiance et la tangibilité définissent la prochaine ère de la décoration intérieure.

Vous pourriez aussi aimer...

Salle de réunion chez Laurens, par Parella
Rémanence d'un projet immobilier
Lorsqu’on mène un projet de déménagement, les contraintes temporelles sont souvent nombreuses, et on...
Unyck1
LA MAISON UNYCK
Au 8ème étage avec vue sur les toits de Paris, ces espaces invitent à prendre de la hauteur pour lâcher...
temps de séjour 1
LES BUREAUX CONÇUES POUR FAVORISER LE BIEN-ETRE
Avant 2020, le bureau était un lieu par défaut. Aujourd'hui, c'est une destination qui a un but préc...

L’ESSOR DES ESPACES ANALOGIQUES

L'essor des espaces analogiques : pourquoi l'avenir semble plus humain

La dernière décennie a été marquée par l’accélération du numérique. L’intelligence artificielle, l’automatisation et les environnements virtuels transforment notre façon de travailler, de faire nos achats et de sociabiliser, mais alors que le monde s’accélère, les lieux vers lesquels les gens gravitent ralentissent.

Du plâtre appliqué à la truelle à la lumière naturelle en passant par les textures imparfaites, les détails analogiques deviennent un gage de qualité. Les gens en ont assez des espaces sans friction qui se ressemblent tous. Ils veulent du contraste, de l’authenticité et du tactile.

Un salon lumineux mettant en scène une table centrale sculpturale aux formes organiques, entourée de fauteuils blancs et d'un luminaire aérien dans un cadre parisien raffiné.

L’équipe Healthy Buildings de Harvard note que la richesse sensorielle est étroitement liée au bien-être, à la concentration cognitive et à la satisfaction émotionnelle, autant de marqueurs des environnements dans lesquels les gens veulent passer du temps. Mais pourquoi l’analogique est-il si important aujourd’hui ?

La réponse réside peut-être dans sa capacité à :

  • Ancrer les gens dans la réalité

     

  • Offrir un contraste sensoriel à la vie passée devant les écrans

     

  • Réduire la fatigue cognitive

     

  • Encourager la présence et la pause

     

  • Créer des souvenirs émotionnels.
Une vue sur une suspension artistique composée de galets de verre ambré, flottant devant de grandes fenêtres ouvrant sur des façades haussmanniennes.

Dans le commerce de détail, cela se traduit souvent par un minimalisme et une honnêteté des matériaux, tandis que sur les lieux de travail, on trouve des finitions chaleureuses et réconfortantes, une acoustique douce et un design inspiré de la nature. Dans le secteur de l’hôtellerie, c’est depuis longtemps la règle. Le thème commun, cependant, est qu’en 2026, l’analogique n’est pas nostalgique, il est nécessaire.

Et c’est ce thème qui traverse notre dernier guide, rédigé en collaboration avec IA, « Designing for Dwell(being) : Why time, trust and tangibility define the next era of interiors » (Concevoir pour le bien-être : pourquoi le temps, la confiance et la tangibilité définissent la prochaine ère de la décoration intérieure).

Vous pourriez aussi aimer...

Photo de fauteuil et canapé chez Scotto, illustre la partie Design & Architecture
Flexibiliser vos engagements locatifs
Savez-vous combien de m² seront nécessaires pour soutenir votre croissance dans 3 ans, 6 ans ou 9 an...
Illustration d'un espace d'accueil moderne et vert Crédit : iStock
Green Lease : tout savoir sur le bail vert et ses avantages
Le Green Lease est plus qu’un bail : c’est un engagement commun pour un bâtiment plus écoresponsable....
Photo de 2 architectes regardant des plans de bâtiment sur un chantier. Illustration de la partie Projet d'aménagement
Construire le changement
Malgré des décennies de mobilisation et d'investissements, les femmes restent fortement sous-représentées...

L’ART DANS LES BUREAUX

L'art dans les bureaux

Art & Patrimoine – Quand l’art donne une âme aux espaces.

Parcours & VISION

1. Pouvez-vous nous raconter votre parcours et ce qui vous a conduit à créer la galerie LDG Art & Patrimoine ?

Vous savez, j’ai toujours été fascinée par la manière dont l’art peut transformer un lieu… et les gens qui le traversent.

Après des études en histoire de l’art et une spécialisation en marché de l’art à l’École du Louvre, j’ai eu la chance de vivre de belles expériences entre Rome et Paris — dans des galeries, sur des projets curatoriaux, et surtout, à travers des rencontres avec de jeunes artistes incroyablement talentueux.

Et un jour, je me suis dit : et si on repensait la manière dont on vit une œuvre d’art ?
Pas juste l’accrochage sur un mur blanc. Mais un vrai dialogue : entre l’œuvre, l’architecture, l’histoire d’un lieu, et le quotidien de ceux qui y vivent.

C’est de là qu’est née LDG Art & Patrimoine — une galerie nomade où je mêle passion curatoriale et projets sur mesure, pour les entreprises comme pour les particuliers.

Une aventure où chaque projet devient une rencontre… et où la beauté reste toujours le fil conducteur.

2. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire dialoguer l’art avec l’architecture et les espaces professionnels ?

L’architecture crée le cadre… et l’art en est l’âme.

Mes premières expositions, je les ai imaginées à Rome — une ville où chaque pierre, chaque façade raconte une histoire. Là-bas, le patrimoine et l’architecture ne sont pas juste un décor : ils deviennent une source d’inspiration, un véritable écrin pour révéler l’art contemporain.

Je crois profondément que l’art a ce pouvoir-là : transformer la perception d’un espace, stimuler la créativité, enrichir notre expérience du quotidien.
Quand l’art et l’architecture dialoguent, quelque chose de magique se passe. On ne parle plus seulement de fonction, mais de vie, d’émotion, de présence.

J’ai eu la chance d’exposer des artistes dans des lieux très différents — des espaces privés, confidentiels, jusqu’à des sièges sociaux d’entreprise.

Mais à chaque fois, l’idée reste la même : faire entrer la beauté là où nous passons le plus clair de notre temps.
Parce qu’un lieu peut être utile, oui… mais quand l’art s’en mêle, il devient vivant. Et souvent il nous cueille. Il nous émerveille.

3. Quelles sont aujourd’hui vos principales missions et celles de votre galerie ?

Mon rôle est double : d’un côté, accompagner les entreprises et les particuliers dans la sélection et l’intégration d’œuvres adaptées à leur espace et à leur identité ; de l’autre, soutenir et valoriser les artistes, en les mettant en lien avec des projets qui font sens pour eux et pour le lieu.

Vu d'une partie de la galerie
© LdG Art & Patrimoine

Stratégie artistique

1. En quoi intégrer de l’art dans les espaces de bureaux dépasse-t-il la simple dimension décorative ?

L’art valorise les espaces de travail. D’un point de vue esthétique, l’art permet de valoriser les espaces, de créer une ambiance unique et donner une âme à un lieu de travail souvent trop impersonnel et standardisé.

L’art transforme l’expérience sensorielle et émotionnelle d’un lieu. Il crée du lien, suscite la curiosité et peut même influencer positivement la créativité et le bien-être des collaborateurs. Il ne s’agit pas juste de « remplir un mur », mais d’ajouter de la profondeur et du sens à l’environnement professionnel.

2. Quels sont les critères essentiels pour sélectionner une œuvre ou un artiste dans un projet d’aménagement ?

L’œuvre doit dialoguer avec l’architecture, l’histoire du lieu, et l’ADN de l’entreprise. Mais il faut aussi que l’artiste ait une démarche sincère et que sa proposition permette d’ouvrir un espace de réflexion ou d’émotion pour ceux qui vivent ou travaillent dans ce lieu.

Art, architecture et identité des lieux

1. Votre approche est très liée à l’architecture et à l’histoire des lieux. Comment cela influence-t-il votre travail de curation ?

Chaque espace a son identité, ses proportions, son ambiance. Mon travail consiste à écouter ces caractéristiques et à trouver les œuvres qui vont les compléter ou créer un contraste poétique. L’histoire du lieu est une source d’inspiration incroyable pour créer un dialogue riche.

2. Comment faites-vous dialoguer une œuvre avec l’identité d’une entreprise, son ADN ou son concept architectural ?

Je commence toujours par comprendre l’entreprise : sa culture, ses valeurs, son positionnement. Ensuite, je cherche des œuvres qui incarnent ces traits et qui peuvent enrichir l’expérience des collaborateurs et visiteurs, en jouant avec la lumière, la couleur, les volumes et la disposition spatiale.

3. Auriez-vous un exemple concret d’un projet où l’art a véritablement transformé la perception d’un espace ?

Par exemple, dans un projet récent pour une société innovante, nous avons créé pour leur lobby une œuvre magistrale immersive sous forme de suspension en verre et laiton où le spectateur peut ainsi se déplacer autour en perdant le contact avec le monde réel, et placer des photographies sur les murs des autres espaces. Ces oeuvres changent la perception des open spaces et des espaces de détente. Les collaborateurs commencent à interagir différemment avec leur environnement, et les visiteurs se montrent ainsi très surpris et enthousiastes.

Oeuvre coloré exposé à l'extérieur
© LdG Art & Patrimoine
Vu en hauteur d'une table
© LdG Art & Patrimoine

RSE, engagement et expérience collaborateur

1. L’art peut-il être un levier pour renforcer la culture d’entreprise et créer du lien entre collaborateurs ?

Absolument.
L’art, c’est avant tout un moyen de créer du lien entre les gens.
C’est un vecteur de rencontres, d’échanges, de conversations qu’on n’aurait peut-être jamais eues autrement.

Quand une entreprise intègre l’art dans ses espaces, elle offre à ses employés, à ses clients, à ses partenaires… une occasion rare : celle d’échanger autrement, de sortir du cadre hiérarchique, de parler d’autre chose que de chiffres ou de dossiers.

Parce que l’art, c’est un langage universel.
Il ouvre le dialogue, stimule la créativité, et favorise l’inclusion.
Une œuvre d’art devient un point de rencontre, un sujet de discussion, une source d’inspiration commune.
Et puis, il y a la rencontre avec les artistes.
Les échanges, les visites d’ateliers, les outils de médiation — tout cela rend l’art accessible, même à ceux qui se disent “pas initiés”.
On ne se contente plus de regarder une œuvre : on découvre sa technique, sa démarche, son intention.

Et c’est là que la magie opère.
Parce que ce moment partagé, entre émotion et curiosité, touche quelque chose de profondément humain.
Face à l’art, on se sent vivant.

2. Comment les entreprises peuvent-elles concilier mécénat artistique, responsabilité sociétale et attractivité de leurs espaces ?

Eh bien, tout commence par le sens.
En soutenant des artistes émergents ou locaux, d’intégrer des œuvres durables, éco-responsables, ou simplement de rendre ses espaces plus agréables, plus inspirants pour tous.
Et puis, rien ne remplace la rencontre : j’encourage souvent les entreprises à aller voir les artistes, à visiter leurs ateliers. Parce que c’est là que naît le lien, la compréhension mutuelle, et finalement, la fierté de s’associer à une démarche artistique.

L’art, c’est bien plus qu’un objet décoratif.
C’est une manière d’exprimer ce qu’est l’entreprise, ses valeurs, sa vision du monde.
C’est un investissement responsable, qui montre une ouverture d’esprit et qui, en plus, vous différencie clairement de vos concurrents.
Quand on entre dans un lieu où l’art est présent, on ressent immédiatement une identité, une atmosphère, un supplément d’âme.

Et puis il y a une vraie mission sociétale derrière tout ça.
Exposer des œuvres, c’est participer à la démocratisation de la culture, encourager la création, et offrir des émotions à ceux qui vivent ou travaillent dans ces espaces.
L’art apporte du plaisir, du bien-être… et souvent, un vrai boost de créativité pour les équipes.

Et cerise sur le gâteau : c’est aussi avantageux sur le plan fiscal.
une entreprise qui achète une œuvre originale d’un artiste vivant pour l’exposer au public peut déduire le prix d’acquisition de son résultat imposable.
À une condition : que l’œuvre soit visible gratuitement pendant au moins cinq ans, dans un lieu accessible au public ou aux salariés.
Autrement dit, c’est bon pour la culture, pour les collaborateurs, pour l’image… et pour les finances !

3. Avez-vous observé une évolution dans la manière dont les collaborateurs et les visiteurs perçoivent l’art au bureau ?

Oui, l’art est de plus en plus perçu comme un élément stratégique et non décoratif. Les collaborateurs apprécient les initiatives qui enrichissent leur quotidien et les visiteurs s’attendent à des espaces qui reflètent la créativité et l’identité de l’entreprise.

De plus, dans un cadre de travail, les cerveaux s’activent, calculent, organisent ; devant une œuvre d’art, ce sont les cœurs qui s’éveillent et les émotions qui parlent. Je pense que les collaborateurs et visiteurs ne peuvent qu’être sensibles à cette proposition qui peut peut-être toucher un peu leur âme.

Je vois de plus en plus d’intérêt dans les entreprises et professions libérales (cabinets d’avocats, médecins…). Certains des patrons sont déjà personnellement attirés par l’art quelquefois déjà collectionneurs. Ils aiment s’entourer d’art et cela dépasse la sphère privé pour s’étendre au domaine pro.

Collaboration avec Parella

1. Vous démarrez une collaboration avec Parella sur un projet d’intégration artistique. Qu’est-ce qui vous séduit dans cette approche ?

J’ai eu la chance que Parella fasse appel à moi pour les accompagner dans leur offre de curation d’art auprès des entreprises. Leur capacité à créer des expériences immersives et personnalisées résonne parfaitement avec ma vision : un projet où l’art et l’architecture se rencontrent pour transformer l’espace.

2. Comment voyez-vous la complémentarité entre votre savoir-faire et celui de Parella ?

LDG Art & Patrimoine apporte la sélection artistique et la connaissance des artistes, tandis que Parella maîtrise l’expérience spatiale et l’intégration technique. Ensemble, nous pouvons créer des projets cohérents et impactants.

 3. Qu’apporte, selon vous, une démarche artistique bien pensée à un projet immobilier ou d’aménagement ?

Elle enrichit l’espace, crée du lien émotionnel, valorise l’image de l’entreprise et offre aux utilisateurs une expérience unique qui dépasse la fonctionnalité pure.

Photo artistique avec une oeuvre en cercle
© LdG Art & Patrimoine
Photo d'une oeuvre en tissus
© LdG Art & Patrimoine

Tendances & futur de l’art en entreprise

1. Quelles grandes tendances voyez-vous émerger aujourd’hui dans l’intégration de l’art dans les espaces de travail ?

L’art immersif, interactif ou modulable, qui invite à la participation et à la réflexion ; l’art durable et responsable ; et des collaborations avec des artistes émergents pour rendre chaque espace singulier.

2. Comment imaginez-vous le bureau de demain en matière d’expérience
artistique ?

Comme un lieu flexible et vivant, où l’art évolue avec les usages, stimule la créativité, la rencontre et devient partie intégrante de l’identité de l’entreprise.

3. Enfin, si vous deviez donner un conseil à une entreprise qui souhaite se lancer dans une démarche de curation d’art, lequel serait-il ?

Prendre le temps de comprendre son identité et celle de ses collaborateurs, puis choisir des œuvres qui créent un véritable dialogue avec l’espace et les personnes qui y vivent. Je peux les accompagner dans leur approche, du choix des œuvres à l’installation et la communication.

Question de fin

Si votre galerie était une œuvre, laquelle serait-elle ?

J’ai une affection particulière pour l’œuvre « L’Homme qui marche » d’Alberto Giacometti. Par sa forme allongée, frêle et presque fragile, elle suscite des émotions profondes liées à la condition humaine. On y perçoit à la fois la vulnérabilité, la solitude et la fragilité de l’homme, mais aussi sa force silencieuse et sa persévérance. Malgré son apparente fragilité, la sculpture dégage une puissance subtile : l’homme continue d’avancer, traduisant la résilience et le courage face aux épreuves. Cette dualité entre fragilité et détermination crée une émotion à la fois mélancolique et inspirante, invitant à la contemplation et à la réflexion sur l’existence. Une œuvre optimiste et chargée de sens qui a marqué l’histoire de l’art.
C’est une œuvre également immersive qu’on peut contourner, une sculpture qu’on peut toucher.

La fondatrice avec une oeuvre
© LdG Art & Patrimoine

Vous pourriez aussi aimer...

tickets JO
JO & Paralympiques: inspirations
J’ai reçu ce week-end mes billets souvenirs des Jeux Olympiques et Paralympiques.
Salon cosy Insula studio
Notre coup de coeur Paris Workspace Expo 2025
Parella a positionné l’utilisateur final au centre de son business model. Au travers de ses trois pôles...
Décor en bois clair, table ronde au centre de la pièce avec bouquet de pampa, entourée de ses fauteuils en tissus marrons et beige. Décorations encastrées dans le mur
PARIS DESIGN WEEK 2025
Pour cette 15ᵉ édition, la capitale s’est transformée pendant dix jours, en laboratoire vivant de tendances,...
Article Office Paper

OFFICE PAPERS

Petit salon avec fauteuils rouge et jaune, table basse en bois clair, chez NAOS, par Parella

MERCI

Votre message a bien été envoyé.
Nous vous répondrons très prochainement !